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Loup-garou ou lycanthropie.
Il n'est pas facile de dater avec précision les premiers cas connus de Lycanthropie, l'origine de cet être fantastique remonte selon certains textes jusqu'au 5ème siècle avant J.-C., Hérodote en fait mention dans certains de ces écrits. L'église elle même jusqu'au XVII siècle avec l'appui de savants tenaient pour possible la transformation de l'homme en loup, de plus la croyance populaire en matière de monstres a toujours fait perdurer l'existence de ces loups garous.
Le Trouble Lycanthropique est une condition mentale qui entraîne le sujet (appelé Lycanthrope) à croire qu’il ou elle est un loup-garou. Le sujet ne change pas de forme, mais peut néanmoins se révéler aussi dangereux qu’un véritable loup-garou. La plupart des cas supposés de loup-garou sont en fait des victimes de Trouble Lycanthropique.
Qu'est ce qu'un loup-garou?

Les Loups-garous causaient une frayeur bien plus grande que les loups véritables. C'étaient des hommes condamnés à errer la nuit sous la forme d'un loup. On pensait que cette malédiction frappait les criminels livrés au diable ou ayant pactisés de leur plein gré avec lui. Pour les guérir, il fallait les obliger à avouer eux-même leur crime et les blesser d'une balle bénite. Malheureusement il existait aussi des gens atteints d'une forme de folie particulière appelée "Lycanthropie" ou "Folie Louvière" : victimes d'hallucinations provoquées en général par la faim, ils se prenaient pour des loups et étaient sujet à des crises de furie dangereuse. Ainsi la réalité et la fiction se combinèrent-elles pour donner naissance à ces légendes.
Comment devient-on loup-garou ?
Il faut bien discerner ici deux formes de mal, le premier voulu, il s'agit d'un individu malfaisant ou perturbé qui dans sa faiblesse mentale choisit de pactiser avec le diable en lui demandant de faire de sa vie diurne un désert et de sa vie nocturne une sublimation, en le changeant en loup et en l'assoiffant de cruauté et de furie, le rendant chaque jour, tour à tour homme et monstre à la fois. Ensuite le deuxième cas est involontaire, le plus répandu, il s'agit d'un homme blessé par un loup-garou, le sang et la salive de cet être contenant les germes du mal, l'homme infecté ne tarde pas à devenir une créature de la nuit incapable de contrôler ses pulsions, semant la terreur et la mort sur son passage jusqu'à ce que cesse la malédiction.
Les différentes formes d'un loup-garou
Trop de gens pensent qu'il n'existe qu'une forme de loup-garou, en fait c'est une erreur car il existe 5 formes de transformation, elle s'éffectue à chaque nouvelle pleine lune et ce pendant un cycle de trois jours (cycle lunaire), mais tout d'abord il faut bien encore discerner deux catégories de loups-garous, les infectés lucides de leur état ayant pactiser avec le diable et les infectés involontaires ayant survécu à une attaque. Pour les premiers la transformation à quelque chose de jubilatoire, une espèce d'extase où ils peuvent stopper le stade de leur aspect afin d'en tirer certains avantages, de plus ces derniers ne sont pas forcément soumis aux contraintes de la pleine lune, peuvent muter à chaque nuit et garde une partie de leur lucidité sous leur forme bestiale, pour les autres, victimes, la transformation est une étape extrêmement douloureuse où ils perdent totalement leur contrôle et se réveillent la plupart du temps amnésiques de leurs sanglantes nuits, nus au milieu des bois avec juste le goût métallique du sang dans la bouche.

L'Hommidé
Il est juste question de l'homme à l'état normal, mais étant infecté il reste un loup-garou, même le jour, ses signes caractéristiques sont avant tout physique car son mental ignore parfois l'infection, ses sourcils se rejoignent au dessus du nez, ses canines sont plus développées, ses cheveux sont épais et durs au milieu du crâne, son ouïe et son odorat sont très développés et sa présence inquiète la plupart des animaux (chats crachant, chiens aboyant, chevaux effrayés, ...).
Le Galbro, l'homme loup
Son aspect physique change à la transformation il s'agit de la première étape de mutation, son poids augmente de 25% et sa taille de 10%, son corps se couvre de poils, ses mains s'allongent et deviennent griffus, ses oreilles se mettent en pointe, ses dents poussent, sa barbe s'allonge et sa musculature devient plus massive (d'où l'augmentation du poids), son ouïe et son odorat son très développés et il peut se faire comprendre d'une voie gutturale mais sa conversation n'excède pas quelques phrases. Cette transformation permet au loup-garou de rester assez discret sur son aspect physique, dans une ruelle sombre on ne peut quasiment pas le discerner d'un individu normal, sous cette forme le loup-garou maîtrise à peu près bien ses réactions et peut choisir ses victimes. (aspect visible dans le film WOLF)
Le Crinos, le loup-garou
La forme la plus connue et la plus bestiale, le poids augmente de 100% et la taille de 25% (ainsi un individu de 1,80 m et de 75 kg deviendra un loup-garou de 2,25 m et de 150 kg), son corps se couvre entièrement de poils et devient très musclé, ses mains et ses pieds s'allongent de 50% et se munissent de longues griffes coupantes, une queue touffue apparaît au dessus des fessiers, sa mâchoire s'allonge et devient un museau, ses dents se transforment en crocs acérés, et ses oreilles deviennent très longues et pointues, sa tête devient celle d'un très gros loup mais sur un corps "d'homme", le dialogue est quasi impossible sauf quelques mots prononcés d'une voie très gutturale (du genre :"toi mourir", "moi tuer", ...). Sous cette forme le loup-garou est incontrôlable, sa capacité à tuer est énorme, sa rapidité et sa dextérité sont colossales, il se déplace soit debout soit en courant à quatre pattes et son ouïe et son odorat sont à un très haut niveau de performance, par contre il ne peut pas manipuler d'objets complexe sou se faire admettre dans une meute de loups sauvages pour en devenir le chef. (aspect visible dans le film HURLEMENTS de Joe Dante)
L'Hispo, le quasi-loup
La forme intermédiaire entre le Crinos et Loup, la taille reste celle du Crinos, le poids aussi, mais le loup-garou se déplace à quatre pattes, son aspect rappelle celui d'un loup normal mais qui serait d'une taille bien supérieur à n'importe quel loup du monde, son regard flamboie de cruauté et sa mâchoire est large et pourvue de dents énormes et très acérées. Sous cet aspect le loup-garou gagne en rapidité, en ouïe et en odorat, son appétit de sang est à son maximum, c'est une véritable machine à tuer, mais il lui est incapable d'intégrer une meute de loups et de manipuler quelques objets que ce soit. (aspect visible dans le film Le Loup Garou de Londres de John Landis)
Le Lupus, le loup
La forme finale de la transformation, le poids diminue de 125% et la taille de 25%, l'aspect général est celui du loup commun, le Canis Lupus, il en possède tous les attributs physique notamment ses capacités à entendre et à voir, il peut se fondre dans une meute et en devenir le chef ,car malgré tout le loup-garou possède quelques facultés d'adaptation et de raisonnement supérieures à l'animal commun. Sous cette forme le loup-garou est plutôt calme, il choisit en général cet aspect lorsqu'il souhaite être oublié ou resté discret dans sa région, il chassera le gibier avec la meute ou en solitaire mais ne s'accouplera jamais avec une louve commune. (aspect visible dans le film Ladyhawke)
Comment tuer un Loup-garou D'un point de vue physique, tuer un loup-garou nécessite quelques précautions, la plus connue des méthodes reste la balle en argent (plus efficace qu'une balle bénite) qui doit tout de même toucher un endroit mortel du corps du lycanthrope, faute de quoi ce dernier ne récoltera qu'une grave blessure. Il est important de signaler qu'un loup-garou tué par balle simple sous sa forme humaine peut revenir à la vie quelques heures plus tard et se transformer la nuit suivante.
Il y a aussi deux autres méthodes efficaces, la décapitation et le feu. Décapiter un loup-garou est une méthode plus sûre que la balle en argent. Brûler un lycanthrope est aussi très efficace mais il n'y guère de chance de l'immobiliser sans risquer sa propre vie, il faut donc le piéger ou le brûler de jour sous sa forme la moins dangereuse.
A noter, un loup-garou redevient presque immédiatement humain après sa mort, de même qu'une partie de son corps si elle est sectionnée redevient partie humaine au bout de quelques secondes, comme ce chasseur qui au moyen âge avait réussi à couper la patte d'une louve et après être rentré chez lui, avait retrouvé la main de sa propre femme dans sa gibecière.
Pour l'église, un individu reconnu coupable de lycanthropie devait subir plusieurs supplices avant d'être conduit au bûcher :

Mythe ou réalité
Souvent la réalité rejoint la fiction, il est possible que des années de guerres et de famines aient pu provoquer quelques massacres, à cette époque il n'était pas rare de voir certaines personnes se livrer à des actes de cannibalisme allant même jusqu'à manger leurs propres enfants . (merci à Joey, Chef modérateur du forum pour cet article)

Petite histoire :
Au XVlle siècle, Gervais de Tilbury ne met pas la chose en doute; il parle d'un habitant du Vivarais qui, à chaque nouvelle lune, se sentait comme obligé d'ôter ses vêtements et de se rouler sur le sable jusqu'à ce qu'il devînt loup. Le thème a d'ailleurs été repris au cinéma avec " le Loup-garou de Londres ". Le même auteur raconte qu'il a connu en Auvergne un noble qui avait déshérité un parent parce que celui-ci, de temps en temps se changeait en loup et dévastait les étables des villageois ; un charpentier lui ayant coupé une patte, il reprit une forme normale, mais avec une jambe de moins, et depuis, il cessa de se métamorphoser.
Mais encore :
Au Ve siècle av. J.-C., Hérodote parle d’une race d’hommes habitant les contrées des bords de la mer Noire et capables en tant que magiciens habiles de se métamorphoser à volonté en loups, puis de reprendre leur apparence humaine. Dès cette époque il y avait une croyance au fait que des êtres humains anthropophages, par la pratique de la magie, prenaient l’apparence d’un loup pour satisfaire plus facilement leurs appétits monstrueux. La mythologie grecque raconte que Latona, la mère d’Apollon, se protégeait de la colère d’Héra en se transformant en louve. Ovide (-43-17), rapporte aussi que Lycaon roi d'Arcadie et ses cinquante fils qui étaient réputés pour leur impiété, servirent à Zeus qui était venu leur rendre visite sous l’apparence d’un pauvre hère, un plat à base de chair humaine qui s’avèra être celle d’un enfant. Zeus, indigné, repoussa au loin la table du festin, foudroya tous les fils du roi, sauf Nyctimos, qui monta sur le trône et changea Lycaon en loup : Ses vêtements se changent en poils, ses bras en jambes devenu un loup il conserve encore des vestiges de son ancienne forme. Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents ; il est toujours l’image de la férocité.
Ovide (-43-17)
Virgile en parle également dans sa huitième églogue, où il fait dire à Alphésibée : « J’ai vu Moeris se faire loup et s’enfoncer dans les bois ». Pline le Jeune raconte la métamorphose d’un homme coupable en fuite qui, traversant à la nage les eaux d’un lac, est devenu un loup en arrivant sur la rive opposée. Au Ier siècle, Arétée de Cappadoce explique que certains hommes qui se sentent transformés en loup sont travaillés par les appétits et les affres de cet animal féroce, se jettent sur les troupeaux et les hommes pour les dévorer, sortent la nuit de préférence, hantent les cimetières et les monuments, hurlant à la mort, avec une perpétuelle altération, les yeux enfoncés et hagards, ne voyant qu’obscurément comme s’il était entouré de ténèbres, les jambes meurtries par les égratignures et les morsures de chiens. Les médecins latins connaissaient une maladie qu’ils nommaient insania lupina (folie louvière ou rage lupine). De nombreuses autres légendes en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font référence aux loups-garous. Les garous scandinaves ne sont par frappés du même ostracisme qu’ailleurs et, sans être ordinaire, le garou est plus ou moins accepté dans la société. Au XIIe siècle, Guillaume de Palerme parle du Leu-Garou. De nombreux sorciers avaient à l’époque pris l’habitude de courir dans les champs, les nuits de pleine lune, munis de peaux de loup, afin d’effrayer les populations. De la fin du Moyen-Âge et durant la Renaissance, en un peu plus de cent ans, on a enregistré, en France, près de 30 000 procès de loup-garous. Les populations rurales croyaient fortement à l’existence de ces « hommes loups » qui ravageaient les campagnes et s’attaquaient aux animaux comme aux être humains. En Europe, du XVe au XVIIIe siècle, près de 100 000 personnes ont été reconnues comme loup-garou et condamnées à être brûlées vives. Selon Collin de Plancy, des dizaines de milliers d’autres ont péri, sans autre forme de procès, lorsqu’un villageois était soupçonné d’être un loup-garou, il était attrapé et écorché vif, car la légende voulait que les poils se cachaient sous la peau. Lors du XXe siècle, plusieurs affaires ont été liées au mythe du loup-garou : l’affaire de la « bête de Sarlat », en Corrèze, jamais élucidée ; l’affaire de la « bête de Senonges » dans les Vosges qui en 1994 égorgea plus de 80 animaux ; l’affaire de la « bête du Valais », en Suisse, jamais élucidée ; l’affaire de la « bête de Noth », en Suisse, jamais élucidée ; Très récemment, le journal Courrier international du 6 novembre 2003 - n° 679, rapporte ces témoignages insolites tenus devant le tribunal criminel de Lausanne (Suisse) ou un homme est poursuivi pour avoir massacré son épouse à coups de couteau : « J’ai vu ses canines pousser. Elles dégageaient une odeur étrange. Comme celle d’un loup-garou ». L’accusé a conservé « un contact avec la réalité », indiqua de son côté l’expert psychiatrique Autre cas :
Une autre légende, tout aussi curieuse, nous vient d'Irlande. Dans un livre intitulé Topographia Hiberniae (Topographie irlandaise), l'ecclesiastique Gerald of Wales a relaté la mésaventure d'un prêtre et d'un garçon qui avaient quitté l'Ulster pour se rendre dans le comté de Meath. Une nuit, ils firent halte dans une forêt inconnue et allumèrent un feu sous un grand arbre. Soudain, il surgit un loup qui déclara d'une voix humaine : "Ne vous alarmez pas, n'ayez nulle crainte". Puis il entreprit de narrer sa triste histoire.
Il se présenta comme un homme ayant autrefois habité avec son épouse l'ancien d'Ossory, dans le sud-ouest du Leinster. Pour une raison inconnue, ce royaume avait été frappé d'une malédiction : tous les sept ans, un couple de villageois était condamné à se transformer en loups. Si les époux survivaient à cette épreuve, il leur était permis de retrouver leur forme humaine à l'issus de la septième année et de rentrer chez eux. Un autre couple devait alors prendre leur place. Le narrateur explique que lui et sa femme aient accompli une partie de la peine mais que son épouse était tombée malade et pouvait mourir d'un moment à l'autre. Ayant terminé son récit, le loup se tourna vers le prêtre et lui dit : "je vous en conjure, par charité, venez la réconforter en lui apportant l'aide de l'Église." Il souhaitait que son épouse reçût les derniers sacrements afin de connaître une fin chrétienne.
Le prêtre accepta. Avec l'enfant, il suivit le loup dans de profonds sous-bois où ils découvrirent la louve cachée dans un tronc d'arbre creux. La bête poussait de "tristes soupirs humains". Bien que disposé à accomplir le rite ultime le prête hésitait à offrir l'hostie consacrée.
Lorsque, tirant à l'aide de ses griffes, sur la fourrure couvrant la tête de sa compagne, le loup révéla une vielle femme. Quand le prêtre, enfin convaincu, eut achevés ses prières, le loup le reconduisit avec l'enfant à leur campement. Et, le lendemain matin, il les escorta jusqu'à l'orée de la forêt. L'histoire ne dit pas quel fut par la suite le sort des animaux. Mais, pour attester la véracité de son récit, Gerald prétendit que l'incident avait été rapporté à Rome pour recueillir l'opinion du pape en personne. |
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